MECENAT CULTURELLE ET PATRONAGE AU CHILI 1990-2000




Cette recherche a un caractere exploratoire et diacronique des caractéristiques générales que présentent les politiques privées de financement et l'appui de la société privée à l'art et la culture au Chili. L'étude s'interroge sur l'identification des facteurs institutionnels qui motiveraient la pratique du soutien et le patronage à la culture dans un secteur de l’entreprise chilienne.
La communication rend compte du développement que la pratique du soutien culturel a eu dans le pays pendant la décennie passée, pénétrant un sujet peu développé localement pour qu'il puisset contribuer à la connaissance et à la compréhension de cette pratique parmi les professionnels de la gestion de l'art et de la culture.
En plus de réfléchir sur les conditions actuelles des relations entre la société chilienne privée et le soutien culturel, ce travail reconnaît dans l'existence de quelques lois, un mécanisme efficace, quoique inachevé, de stimulus pour elles mêmes. De même, parmi une série de facteurs qui aident le développement du patronage et le soutien au Chili, cette recherche recueille l'existence d'autres lois de promotion des donations des sociétés; l'impact de l'augmentation de la consommation culturelle de la population; et l'existence des associations d’”amis de l’art” qui, grace a une naissante activité de capacitation et formation sur ce theme, contribueraient à sa pratique .
Ce travail identifie quelques problèmes et difficultés du patronage à la culture au Chili et offre des alternatives de solution.

En effet, en l’an 2000, la société privée chilienne a destiné au financement d'activités artistiques et culturelles un montant qui, en monnaie Nord-américaine, a surmonté les quinze millions de dollars. La somme assignée, d’environ 8.500 millions de pesos chiliens, malgré une restriction évidente de l'économie nationale dans la période, a signifié une augmentation des contributions privées d’environ 185 % réel depuis 1993, date des premiers registres. Une augmentation si explosive et soutenue a été qualifiée comme un des faits les plus significatifs de la décennie 1990, date des premières dispositions règlementaires qui ont encouragé l'appui de la société privée à l'art et la culture.

Elles sont un significatif témoignage de l'attention préférentielle des entreprises vis à vis du, comme mécanisme alternatif de promotion et comme stratégie de communication.
Néanmoins, malgré la consolidation de la pratique du soutien à la culture et le patronage gestionnaire dans ce pays des Andes, peu ou rien n'a été fait dans le sens d’établir les lignes de base pour assurer un développement cohérent.
Les sociétés emploient souvent les mécanismes légaux disponibles comme politique de stimulus. Depuis 1991, date de la dictation de la Loi des Donations Culturelles, jusqu'à 1999, plus d'onze millions de dollars avaient été destinés au financement d'activités culturelles. La norme permettait aux sociétés de déduire de leurs impôts annuels, à l'exception de certaines exclusions, un équivalent à 50 % du montant du don.
Cela n'a pas été un processus facile, tenant compte de la tradition intellectuelle et culturelle chilienne, historiquement éloignée (et presque adversaire) de l’activité des entreprises. Malgré cela, soit par altruisme, par tendance ou pour obtenir une représentation sociale et une légitimation des sociétés face au public, le financement privé de la culture est une réalité très répandue.

1.- La société privée chilienne et le soutien à la culture
Mais cette même ouverture de l'économie chilienne à la modernité, des années 90’, ná pas eu une relation d’équivalence avec le développement d'une réflexion théorique des pratiques professionnelles et l'utilisation de techniques de marketing, de publicité et de relations publiques. Un exemple clair est la difficulté que le professionnel chilien rencontre à l'heure actuelle, de désigner sous un nom spécifique, l'action concrète à travers laquelle une société fournit le tout ou une partie des fonds nécessaires pour développer les activités sportives, récréatives, scientifiques, artistiques ou culturelles.

2.- Une contribution décisive : la Loi de Donations avec Buts Culturels de 1990.
La promulgation récente au Chili de la Loi n ° 19.721 (D.O. Mai 05, 2001) a modifié la loi de Donations avec Buts Culturels n° 18.985, populairement connus comme “Ley Valdés”. La nouvelle norme a donné satisfaction au désir d'une réforme nécessaire à la législation en vigueur pendant une décennie, mais, bien que la réforme à la loi peut être interprétée comme une avance significative, elle est toujours incomplète en ce qui concerne la conformation d'un cadre légal authentique qui régule les relations entre les secteurs public et privé, par rapport au financement des initiatives d'avantage général. Grâce à la présence de la Loi, les entrepreunneurs chiliens ont développé dans ce contexte, une éthique de comportement dont le but a des objectifs plus élevés, en dehors du désir légitime d'obtenir des bénéfices économiques et promouvoir leur image de marque ou celle de leurs produits.
Quoique le patronage culturel soit assumé souvent comme une responsabilité institutionnelle, il n’en est pas moins du soutien individuel reconnu publiquement au Chili.
La société privée apparemment, préfère diversifier ses contributions entre les différents secteurs de l'art et de la culture, comme une voie pour atteindre les plus larges secteurs du public. En assumant sa responsabilité dans la promotion de l'art et de la culture, le secteur privé a commencé à partager à son tour l'investissement dans la culture, non seulement à travers la production et la distribution des biens culturels issus de l'industrie culturelle ou de leurs propres organismes consacrés à ces fins, mais, aussi, moyennant des contributions directes comme des patronages et des donations avec des buts culturels
Combien d’entreprises agissent vraiment par une orientation altruiste? C’est pas facil de le savoir, parce qu’il n'existe pas d'information empirique qui puisse nous permettre de qualifier les intentions des apports, quoiqu'il y ait quelques indications qui nous poussent à croire que, au moins, ce n'est pas exclusivement l'intérêt de réduire les impôts ce qui motiverait la pratique du soutien et le patronage de la culture dans un secteur de l’entreprise chilienne.

3.- Facteurs qui aident au développement du patronage culturel et le soutien au Chili

3.1. L'existence d'autres lois qui promeuvent les donations des sociétés. La pratique de la contribution économique du secteur privé au financement d'activités culturelles, a commencé à se rendre publique au Chili à partir du début de la décennie des années quatre-vingt-dix, quoiqu'il existe des précédents des décennies antérieures.

3.2. Les tendances à l'augmentation de la consommation culturelle parmi la population. Ce facteur agit comme un éperon pour la conformation de publiques et de consommateurs pour l’entreprise. En effet, la hausse généralisée de l'intérêt de la population pour la consommation de biens culturels, mis en évidence par une étude accomplie par le Département de Planification de la Région Métropolitaine à la fin de 2001, vient confirmer des paramètres semblables obtenus par d'autres organismes qui ont souligné qu’en général, les Chiliens ont accès a des meilleures conditions de vie dans ce domaine.

3.3. Fondations et existance d’association des “amis de...”
Un facteur qui semble contribuer au développement et à la pratique du soutien culturel au Chili, est la participation croissante de fondations privées et de gestion, et des associations d’”amis de...”, favorisant les initiatives culturelles et artistiques.

3.4. Formation, capacitation et séminaires spécifiques.
Comme orientation d'études, le soutien et le patronage de la culture s’inscrivent à l'intérieur du secteur consacré à l'administration et à la gestion de la culture. Pendant cette période, différents efforts ont été faits pour stimuler son développement comme secteur spécifique de l'action professionnelle.

4.- Problèmes et difficultés du patronage de la culture au Chili
La concentration à Santiago (le centralisme); la concentration des donations dans peu d'articles; contraventions éthiques; crise économique de la conjoncture; développement insuffisant de la politique du secteur.

Cristian Antoine est journaliste et historien. Actuellement il examine les politiques culturelles privées de financement de l'art et de la culture. Il dirige un cours de spécialisation de gestion et administration culturelle à l’Université du Santiago du Chili. (cristian.antoine@usach.cl)

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